03 mai 2008

Ecrivains égyptiens cherchent lecteurs égyptiens

La bonne nouvelle, c'est que grâce à Baha Taher et Alaa El Aswany, entre autres, les Cairotes sont devenus des personnages de romans (le café où aimait écrire Naguib Mahfouz est pris d'assaut par les touristes). La mauvaise nouvelle, c'est que les Egyptiens ne sont pas devenus des lecteurs de romans. Le marché du livre égyptien est en effet bien timide pour un pays de 80 millions d'habitants. C'est qu'en Egypte, il y a d'autres pages à tourner - plus urgentes – lorsqu'on fait la file des heures pour acheter du pain subventionné, qu'on travaille le jour comme comptable et le soir comme taxidriver, qu'on prévoit pour aujourd'hui dimanche, anniversaire du président, un remake du 6 avril dernier, avec son lot de grèves, de manifestations, d'arrestations et de bastonnades...

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...au Caire, la Fondation Pro Helvetia m'a mis à disposition le plus confortable des caravansérails, une résidence d'écriture pour achever mon prochain bouquin. Sur le toit de mon immeuble, au 30 de la rue du 26 Juillet, s'entassent sous des barraques de fortune une dizaine de familles sans le sou. Mais me remettre à écrire. Sans me demander si l'écriture est vraiment un acte de résistance.

23:59 Publié dans g Egypte | Lien permanent | Commentaires (7)

Commentaires

Bonjour ancien berger,
Tout d'abord de temps en temps, puis de plus en plus souvent et maintenant presque quotidiennement, je lis vos textes. J'ai parfois du mal à me décaler de ce que je vis dans le tranquille et paisible haut Doubs pour entendre les bruits de la ville, les chansons, les voix musicales, fortes mais aussi fatigantes à mes oreilles peu exercées aux sons de la langue arabe. Je me réjouis de cette résidence accordée par Pro Helvetia et vous souhaite de réaliser ainsi vos projets.

Écrit par : marie | 04 mai 2008

Marie,
Quel plaisir de recevoir une douce brise du haut Doubs...

Antoine Blanc...
Me semblait bien que ce nom ne m'était pas étranger. Ton bouquin “Sahara” est quelque part dans mes cartons. Les déserts d'Algérie, de Libye, d'Egypte et du Niger... Je n'irai pas (pour cette fois) fouler le Sahra al-Beïda, pourtant à quelques centaines de kilomètres du Caire. Je me fais sédentaire et studieux pendant deux-trois semaines, afin de boucler un bouquin (résidence d'écriture), mais promis, la vadrouille et le blog reprendront leur rythme dès la fin du mois de mai. Direction Israël...

Écrit par : Blaise H | 06 mai 2008

JUSTE UN PETIT MOT POUR VOUS FELICITER DU PETIT BILLET QUE JE LIS CHAQUE SEMAINE AVEC PLAISIR DANS 24HEURES...

Écrit par : Antoine Blanc | 06 mai 2008

Bonjour,
Je ne suis pas aussi sur que vous que l'egyptien ne lit pas, en tout cas ce n'est pas l'impression qui m'est reste.
Bien a vous

Écrit par : Jalel el Gharbi | 19 mai 2008

The Egyptians have never been great writers - their range of literature, and therefore their reading of literature, is limited. However,as with most arab cultures, their history is not of story-reading but of storytelling - and this they do, with rich abundance, several times a day.

Écrit par : Rosie Taylor | 07 février 2009

vive l'algérien nous somme tous avec l'algérien dans le mondiale est dan la coupe Afrique est le dieux il son toujours avec nous

Écrit par : farah | 18 décembre 2009

vive les algerien et vive awlade et bnate abladi

Écrit par : farah | 18 décembre 2009

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