12 février 2008

Le drame dominical de Pablo

VALENCE Pablo déteste les dimanches. C'est ainsi depuis que son entraîneur l'a promu gardien de but des querubin (4 ans) de Moncada de Valencia. Aujourd'hui, sur un terrain pierreux que domine la Porte de Serranos (photo), Pablo ne quitte pas des yeux Marco, le capitaine de l'Amistad de Valencia. Marco, c'est celui qui a des souliers rouges, un brassard de capitaine et des cheveux gominés. Celui qui court vite et à qui tout le monde crie "solo Marco !". Il doit avoir au moins 5 ans.

"Mira Pablo !" Une meute de grandes personnes chauffées à bloc braillent. Marco sprinte. Marco va seul au but. Marco arme. Marco shoote... La balle rebondit violemment sur Pablo. Marco marque.

Les grandes personnes se relaient pour convaincre Pablo de regagner sa cage. Pablo en a marre. Il regarde droit devant. Il ne veut pas qu'on le voie pleurer.

Au loin, Marco a sauté dans les bras de la grande soeur d'un coéquipier...

Promis, le 7 juin prochain, à l'ouverure de l'Euro, j'aurai une pensée pour Pablo, le torrero qui ne demandait qu'à jouer au sable. 

11:41 Publié dans b Espagne | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bonjour Blaise,
Vous confondez le toréador ce n'est pas Pablo, mais Marco. Le Torero est un numéro 9, un centre-avant égoïste qui ne cherche que la lumière, le but, la mise à mort de l'équipe adverse. Un qui s'en fout du beau jeu. Un qui veut simplement être ivre de bonheur et d'orgueil face à la tribune après avoir inscrit le but de la victoire. Pablo, lui, sera gardien et pas torero... Comme Blaise qui veut connaître la Méditerranée, il voudra faire son tour, écrire, partager. Non, Pablo n'est pas un toréro.

Écrit par : Fernando | 16 février 2008

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